Hommage aux anciens instituteurs d’Ait-Abdelmoumène

Ahcène Yachir (un ancien élève) et les deux instituteurs :M. Hmadache Boukrif et M.Achour Mettef
Lors de l'arrivé de Chikh Mettef et Chikh Hmadache à l'école n°1, les deux anciens instituteurs ont pris la parole.
Chikh Mettef Achour:
«J’ai beaucoup de Le 23 juillet 2011, lechose à dire. L'hommage que vous rendez aujourd'hui est un geste mémorable et spirituelle que je n'aurai jamais imaginé. C'est comme si vous nous aviez fait remonter dans le temps d'une quarantaine d'années. Je me revoie à l’âge de 35 ans lorsque je suis arrivé dans votre village et j'ai trouvé si L’Hadj Hmadache, qui avait alors 25 ans. Il était jeune, fort, volontaire, et capable. En face de notre jeunesse, il y avait la graine de votre jeunesse qui nous qui nous animait et donner du courage.
Durant mes quarantaines d'années d’enseignement ici et dans d'autres villages, je n’ai rencontré des élèves avec un désir d'apprendre aussi fort que ceux que j'ai trouvé à Ait-Abdelmoumène. Aussi, je n’ai pas trouvé de parents d’élèves sages qui investissaient dans l’éducation de leurs enfants que ceux d'Ait-Abdelmoumène. Ils étaient en accord avec les enseignants d'Ait-Abdelmoumène, et leur faisaient confiance.
C’est donc grâce à tout cela, à la compréhension mutuelle, à celle des parents qui nous donnaient du courage, un courage vraiment incroyable, que vous avez obtenu d'excellents résultats. Il faut que vous devez vous rendre compte que la fin des années soixante étaient une période difficile pour notre société, et que l'éducation et le développement des enfants n'étaient pas toujours accepté de tous. Nous, les enseignants, avons eu des difficultés que vous ne connaissez peut-être pas, et qui ne sont connues de personne parce qu'elles n'ont pas été étalées: Elles sont restées entre nous les enseignants car nous ne voulions pas entraver la scolarisation des élèves. Nous avons même été critiqués et accusés de vol. Mais, cela ne nous pas du tout empêchait de continuer notre travail d'instituteur.
Aujourd'hui, je remercie tous nos élèves, qu'ils soient présents ou absents. Je vous remercie tous du fond de mon cœur car j'ai finalement appris que le travail que mes collègues et moi a contribué à votre éducation et les résultats magnifiques que vous avez obtenu. Que vous appréciez en cette heureuse journée le travail que j'ai fait est un grand honneur pour moi.»
Chikh Boukrif Hmadache:
«De toute façon, l'hommage que vous nous rendez est historique. Je vous remercie. Aujourd’hui, 40 ans après ma première arrivée dans votre village que je ne connaissais pas, (il sort son mouchoir pour essuyer des larmes), je me revois le 12 février 1965, le jour où j'ai rejoint le lieu de mon affectation dans un village que je ne connaissais point. Je suis arrivé directement de France pour commencer à enseigner dans un village où je ne me suis pas senti comme un étranger.
J’ai trouvé Chikh Achour, des élèves, et des parents, qui m'ont accueilli chaleureusement. Nous avons trouvé des élèves qui vouaient étude et apprendre. Je ne dirai pas que nous sommes venus avec des diplômes d’enseignement et un niveau pédagogique d’un haut degré. Mais, une grande volonté d'enseigner résidait en nous. Les Français étaient partis, la guerre et le les barouds aussi. C'était la bienvenue à la guerre du travail pour l'avenir du pays et de ses enfants.
La chance d’enseigner nous a été donné, et nous avions trouvé que l'endroit était agréable, le moment était propice, nous devions instruire des enfants qui sont aujourd’hui devenus des hommes et des cadres de la nation. c'était une conviction nous avons répété dans nos classes. Le bon Dieu nous a prêté son aide et nous avons trouvé des parents qui étaient d'accord avec nous. Nous nous rencontrions chez Dda Lhocine (Lhocine n Said n Ali Sebti) (Lah Yerhmou) qui tenait un magasin prés de l'école primaire. Nous nous sentions très à l’aise, et nous jouissons d'une fraternité entre enseignants.
Je me revois entrant dans les classes et considérant les élèves comme des bourgeons de fleurs qui s'apprêtaient à s'ouvrir et colorer le nouveau paysage de notre Algérie indépendante. Pendant la quarantaine d'années après mon départ du village, j'ai enseigné dans d’autres villages, et je n'ai pas trouvé un plus grand amour du travail , une plus grande volonté d’enseigner, un meilleur amour d'apprendre et une plus grande soif de réussir que ceux que j'ai trouvé ici dans votre village.
Pour moi, mon séjour à Ait- Abdelmoumène est gravé dans ma tête, et je le raconte comme une histoire merveilleuse dans ma tête à mes enfants et aussi à mes amis. Je leur dis Ait-Abdelmoumène est un village spécial, presque une nation. Même quand lorsqu’on prononce le nom du village d'Ait-Abdelmoumène, on ressent le lien avec l'histoire de pays et plusieurs noms de famille de ses habitants sont rentrés dans l’histoire.
Pour moi, Ait- Abdelmoumène était unique, trop unique. Aujourd’hui, votre travail, l'hommage que vous nous rendez sont inestimable. Votre geste n'a pas pareil. Je vous remercie.
Texte traduit de la vidéo par Rabah Seffal (USA) le 06 aout 2011
-
Histoire
Écritures / thÉÂtre
actualitÉ
VidÉos
Chanteurs , musiciens
SPORTS
coutume et tradion
divertissement
Liens & autres